Bienvenue !

  Bonjour à tous! Je suis Erys. Vous me connaissez peut-être déjà par le bais de mon autre blog, Le Petit Blog Inutile (lien en fin d’article), qui n’a absolument rien à voir avec ce blog ici-bas et que je vais vous décrire sans plus tarder. :)
  Donc, je suis Erys, jeune débutante dans le domaine artistique d’un niveau peu avancé. J’essaye de toucher à tout, me concentrant sur l’art dramatique et la danse,  les art plastiques (dessin, sculpture), la musique, notamment par le chant et quelques maigres connaissances en piano, et je veux maintenant me lancer dans le 5e art. 
  J’ai toujours aimé écrire. Inventer des bribes de vies. J’ai donc décider de créer le blog Sang d’Encre pour vous faire partager les quelques textes que j’ai pu écrire, du simple « morceau de vie » (comme je les appelle) à la fanfiction, en passant par des miettes de poésie et des écrits d’enfance…
  J’espère que ce blog vous plaira, et que vous prendrez goût à lire mes quelques phrases. ^^

  Je ne désire aucun propos violent ou agressif dans les commentaires, mais toute critique, bonne ou mauvaise est la bienvenue! Et de même pour les conseils hein! :3

Si, par un hasard incroyable, un de mes textes vous plaît et vous avez envie de l’utiliser d’une façon ou d’une autre (ce qui m’étonnerait quand même xD), merci de me demander l’autorisation dans les commentaires! :) Merci!!

N’oubliez pas de liker ou de partager ce que vous avez aimé sur les réseaux sociaux! ;)

Enjoy your reading! ♥

Mon autre blog : http://lepetitbloginutile.unblog.fr/

Théâtre – L’un possible

Courte pièce (ou longue, le metteur en scène est roi) en un acte pour un.e comédien.ne.

 

L’un possible

Un paravent formant un angle, au centre de la scène. Contre lui, deux perches aussi hautes que le paravent. Tous sont noirs.
Un homme sort de derrière le paravent. il porte un maillot de corps et des sous-vêtements. Il erre quelques instants, puis, à cause du froid, retourne derrière le paravent. Il revient et porte dans ses bras du linge noir. C’est une chemise et un pantalon en toile. Il dépose le pantalon au sol puis s’empare de la chemise. Il enfile un bras, le bras droit puis enfile le bras gauche alors que le bras droit ressort. Il enfile le bras droit alors que le bras gauche ressort. Il enfile le bras gauche alors que le bras droit ressort.
Il 
enlève la chemise.
Il enfile les deux bras en même temps. Il ajuste la chemise. Il s’empare du pantalon. Même jeu. une fois habillé, il erre à nouveau quelques instants puis se dirige vers le fond de scène. Une lucarne très haute se trouve à Cour. Il tente de l’atteindre. Saute, tente d’escalader le mur. Echec.
Il se dirige alors vers les deux perches. il les manipule. Il en attrape une, puis l’autre. les observe. Il les lache puis repart derrière le paravent.
Il revient. Il tient un marteau. Il ne l’utilise pas. Il repart derrière le paravent avec le marteau. Il revient avec des clous. Il ne les utilise pas. Il repart derrière le paravent avec les clous. Il revient avec des cales de bois. Il tente de les fixer aux perches. Il  ne peut pas. Il retourne derrière le paravent et revient avec des clous et un marteau. Il fixe les cales au milieu des perches à l’aide des clous et du marteau. Il tente de monter sur les échasses. Il n’y arrive pas car elles sont trop hautes. (Le comédien devra tenter par tous les moyens gymnastique et physiques d’y arriver.) Echec. Il retourne derrière le paravent.
Il revient avec un tabouret en plastique. Le tabouret est bas. Il monte dessus et tente d’accéder aux échasses. Il est trop petit. Echec. Il retourne les échasses, tente de monter dessus. Il est trop petit. Echec.
L’Homme abandonne. Il s’assied sur le sol.
Un long temps. 

L’Homme se lève. Il repart derrière le paravent. Il revient avec un pistolet. Il le pose contre sa tempe. Il tire.
Rien. 
Il n’y a pas de balle dans le pistolet. Il repart derrière le paravent avec le pistolet. Il ne revient avec rien. Il se déshabille. Il les noue ensemble pour former une corde. Il noue la corde autour de son cou. Il cherche un endroit pour se pendre. 
Rien.
Il n’y a pas d’endroit. Il brise la corde et récupère ses vêtements. Il regarde par la lucarne. Il se rhabille. Même jeu qu’au début. 
Il n’a pas pu attendre la lucarne. Il n’a pas pu se tuer. 

Silence.

Il repart derrière le paravent et revient avec le marteau. Avec le marteau, il arrache les cales des perches. Il repart derrière le paravent avec le marteau et les perches. Il revient, se déshabille et met les vêtements derrière le paravent. Il revient et regarde la lucarne. Il repart derrière le paravent.

Silence.

Le paravent tombe.
Rien. La scène est vide derrière le paravent. 

Poésie en écriture Automatique – Le rêve

Nouveau travail d’écriture, celui de l’écriture automatique, écrire tout ce qui traverse mon cerveau, d’où le manque de ponctuation et de grammaire. 
Ce texte va de paire avec un travail graphique sur le cercle. 
Bonne lecture! ;)

 

* * *

 

Cette force gravitationnelle qui m’attire doucement vers le fond du gouffre dans lequel je suis tombée sans avoir pu me raccrocher au bord glissant et gris de la paroi limpide du trou béant qui m’englobe et m’avale toute entière sans que je ne puisse rien y faire ; et mes cris se perdent dans l’espace sombre dans lequel je tombe et je prie pour ne pas mourir et je prie pour ne pas exploser en 1000 morceaux lorsque j’arriverai au bout du tunnel ; et c’est dans cette obscurité que j’entends ta voix qui m’appelle ta voix qui dit mon nom encore et encore et encore et qui me dit qu’elle m’aime et qu’elle me chérit et en entendant ta voix je revis et je n’ai plus peur et mon cœur sourit et scintille et je pétille de savoir que tu m’aimes.
Moi qui tombais dans le trou de mon cœur abandonné et vide je retrouve maintenant la joie et la force et le bonheur de vivre je n’ai plus peur et je sens toutes les peine s’envoler et partir dans un lieu lointain et je sens toutes les extases revenir au sein de mon âme.
Tu m’appelles et je me sens vivante vivante vivante vivante vivante vivante vivante…
Sans toi je ne suis rien, rien qu’une ombre seule et errante . Quand tu me parles moi je chante.
Tu arrives, dans ma vie et dans mon corps et dans mon existence, comme un soleil après la plus longue nuit du monde lorsque les ombres et les peurs et les loups et les ténèbres régnaient.
Tu Sens bon. Ton odeur m’enivre. Je suis perdue dans les délices de ce parfum qui est celui de ton cou et de ta mâchoire. Je suis seule mais je sens ta présence et ton odeur et tes paroles et tes mains qui se balade sur moi et ton corps contre moi et tes mains et tes mains et tes mains et tes mains. Ton regard est sur moi et je le sais et j’arrive presque à le voir à le distinguer dans le noir qui m’entoure et je tombe je n’ai pas arrêté de tomber encore et encore, le tunnel ne s’arrête pas mais je n’ai plus l’impression de tomber et de me perdre et d’être seule et de me perdre parce que tu es là pour me soutenir et me rattraper quand je peux tomber.
La chute n’est rien  et n’est que fiction si tu es là pour moi. Quand je te regarde c’est comme si je te découvrais à nouveau à chaque regard. Tu es devenu la lumière qui me manquait pour voir clair dans le noir. Je veux sentir tes bras autour de ma taille de mes hanches et sur mes joues et sur mon front et sur mes seins et contre mes mains.
Si tu venais à disparaître alors ma chute dans le gouffre s’arrêterait et après cette longue traversée je finirais par mourir en fermant les yeux. Reste. Je t’aime je t’aime

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La Révolution. – Saynète

Deuxième petite saynète. (Attention absurde en vue)

* * *

LA RÉVOLUTION.

 

 

 

Un salon avec un canapé.

Antony entre dans la pièce, énervé, balance son sac dans un coin et s’assied sur le canapé en soupirant.

Un temps.

 

Bobi : entre à son tour, surexcité.  Tu ne devineras jamais ce qui m’est arrivé aujourd’hui ! J’ai fait la meilleure affaire de toute ma vie, tu ne vas pas le croire ! In-cro-yable !

 

Silence.

 

B : Vraiment hein, tu m’as souvent reproché de faire des achats sur des coups de tête, de ne pas réfléchir, mais là, là, tu ne vas pas en revenir, je sais que tu vas adorer !

 

Silence.

 

B : C’est… une révolution ! Vraiment ! Une révolution ! Une révolution sociale, scientifique, politique ! Artistique même ! Une révolution !

A : Bon. Tu as fini ? Non parce que t’entendre hurler comme une poissonnière là, j’en peux plus, alors, s’il te plait, tais toi.

B : Mais attends, c’est formidable !! J’ai-

A : Écoute, je suis ravi que tu aies passé une bonne journée, si, si, vraiment, j’en suis ravi, mais moi, j’ai passé une bonne grosse journée de merde, et je n’ai pas besoin en plus que tu viennes m’étaler ta merveilleuse existence à la figure.

B : Non mais attends, s’il te plait, je te promets que tu ne vas pas être déçu. C’est… c’est… SENTATIONEL.

A : D’accord, d’accord, montre-la moi, ta sensation.

B : Tu vas être époustouflé !

A : Sarcastique. Je n’en doute pas.

B : Sors, puis re-rentre avec un énorme objet inconnu, caché sous un drap blanc. Tu vas voir hein, c’est révolutionnaire ! Le meilleur investissement de ma vie, sincèrement ! C’est si…. Si..

A : Oui bon bah montre moi, qu’on en finisse !

B : Oui ! Oui ! Voilà ! Voilà !

 

Bobi fait quelques soubresauts autour de l’objet inconnu, comme un Monsieur Loyal face à son plu bel éléphant, tourne autour en agitant les bras, et d’un coup sec et fier, enlève le drap en s’exclamant un « Ta-dah ! » digne d’un enfant de 5 ans.

 

A : Horrifié, il pousse un cri d’épouvante. Mais, mais c’est…

B : Magnifique !

A : Un humain !!

B : Oui, enfin…
La Créature : Pousse un cri intéressant. Il en poussera encore d’autres
A : C’est un humain ! Tu… tu as acheté… UN HUMAIN ?
B : Alors, pas de conclusions hâtives, je ne sais pas si on peut appeler ça…
A : AH BAH SI C’EST UN HUMAIN ! MAIS ON ACHÈTE PAS LES HUMAINS !

B : Mais ce n’est pas un…
A : C’EST INHUMAIN !

B : Voilà !

A : Hein ?
B : Ce n’est pas humain.
A : Si !

B : Mais tu viens de dire que…
A : Quoi ? Non ! C’est un humain !
B : Quoi donc ?
A : Mais lui ! Montrant La Créature.
B : Pas un humain !

A : Mais… Bon. C’est simple. Acheter un humain, ce n’est pas humain.

Silence.


A : Bobi, tu es bien d’accord que l’esclavage est interdit en France, et même quasiment partout ! On achète pas un humain ! C’est inhu…. CA NE SE FAIT PAS ! Ca ne se fait pas !

B : Mais oui je sais ! Mais lui, ce n’est pas un humain.
A : Un temps. Je ne te suis pas.

B : En fait, c’est un… c’est une expérience. Une toute nouvelle expérience scientifique, qui va révolutionner le monde, je t’assure ! Toutes les possibilités que vont offrir cette découverte, toutes ces vies qui vont être sauvées…
A : Le coupant. Qu’est-ce que c’est que cette expérience ?
B : Eh bien… C’est… Le croisement… Le croisement de…
A : Accouche ! Le croisement de quoi ?
B : Le croisement d’un homme et d’un…
A : D’un quoi ?
B : A peine audible. D’un… héron.
A : Un héron… ?

B : Un héron.
A : Un héron ?

B : Tu sais ce que c’est qu’un héron ?
A : Oui je sais ce que c’est qu’un héron merci !
B : Eh bien, c’est un héron.
A : Mais… pourquoi un héron ?
B : Et pourquoi pas un héron ?

Silence. La Créature pousse toujours des cris alors que Antony et Bobi sont immobiles, l’un gêné, l’autre abasourdi.

B : Elle s’appelle Suzanne.

A : Qui ?
B : Le héron.
A : Bien sûr.

 

Silence.

 

B : Elle est belle hein ?
A : En effet, c’est une révolution.  

 

Noir.

 

 

 

 

Lorsque l’éclair frappait – Saynète

Bonsoir ! Je reviens après ma longue absence avec du théâtre!! Petite saynète pour vous que je compte mettre en images aussi!! J’espère que ça vous plaira! 

 

* * *

 

LORSQUE L’ÉCLAIR FRAPPAIT.

 

 

Une chambre.

Q est assis sur un lit. Mains sur les genoux. Dos droit.

 

Q : Je suis seul dans la chambre et j’attends que le temps passe. Il n’y a rien. Je suis complètement seul. La pluie tambourine contre la vitre. Elle fait un bruit sourd, un bruit de fantôme. J’aimerais pouvoir l’arrêter mais je ne peux pas. J’aimerais que le soleil brille mais il ne brille plus. J’aimerais (Il se coupe.)

(Silence)

J’aimerais pouvoir partir d’ici mais mon corps est cloué sur le lit. Je suis incapable de bouger. Je suis incapable de gigoter. Je suis seul dans la chambre et j’attends que le temps passe.

 

D entre soudainement dans la chambre.

 

D : Salut ! (D fait la bise à Q qui ne bouge pas.) Ca va ? Ca fait un bail !

(Silence. D ne bouge pas.)

D : Eh ? Ca va ?

(Silence. D ne bouge pas.)

D : Je te dérange… ?

(Silence. D ne bouge pas.)

D : Qu’est ce que tu fais ?

Q : Je suis seul dans la chambre et j’attends que le temps passe.

D : Certes…

Q : Je suis seul dans la chambre…

(Silence)

Q : … et j’attends que le temps passe.

D : Oui tu l’as déjà dit ça.

Q : Je suis seul dans

D (le coupant) : Oui, je sais, merci.

Q : la chambre et j’attends que la pluie passe.

: Et puis d’abord, t’es pas seul. Je suis là moi hein.

Q : Les pensées qui se bousculent dans ma tête sont semblables à des milliers d’aiguilles qui tournent et tournent dans le creux de l’univers comme un maelstrom insatiable de destruction.

D : T’es sur que ça va… ? Tu as bu ? Tu as fumé quelque chose ?

(Silence)

 

D s’approche au ralenti de Q. Alors que D est quasiment assis à côté de D, celui ci pousse un cri.

 

Q : Je me débats dans l’eau noire et je ne peux pas avancer. Je ne peux pas nager. Tout ce qui m’entoure va finir par m’engloutir et même si j’essaye de faire en sorte de ne pas mourir je sais que. Le zénith ayant atteint sa surface demain matin les oiseaux chanteront plus tôt mais. La pluie tambourine contre la vitre. Elle fait un bruit sourd, un bruit de fantôme.

: Tu as complètement pété un plomb…

Q : J’aimerais pouvoir l’arrêter mais je ne peux pas. J’aimerais que le soleil brille mais il ne brille plus.

D : Tu me fais peur…

Q : Je suis seul dans la chambre et j’attends que le temps passe.

D (paniqué) : Arrête ça ! Arrête ça ! Tu es complètement malade !

(s’emportant) : Je suis seul dans la chambre et j’attends que le temps passe. Je suis seul dans la chambre et j’attends que le temps passe. Je suis seul dans la chambre et j’attends que le temps passe. Je suis seul dans la chambre et j’attends que le temps passe.

D : MAIS TAIS-TOI ! TAIS-TOI PUTAIN DE MERDE ! TU VAS ME RENDRE DINGUE !

Q : Je suis seul dans la chambre et j’attends que le temps passe.

D : Je sais pas quelle saloperie tu as pu t’injecter mais c’est violent ! Je te laisse dans ton délire, moi je me barre ! Taré va !
D recule vers la porte avec un sourire nerveux, mais la porte est verrouillée. D tente alors de toutes ses forces de l’ouvrir, mais elle tient bon. Q bouge alors pour la toute première fois : il tourne la tête soudainement vers D et le regarde avec un sourire étrange. Q se crispe.

 

Noir.

 

Q et D sont assis sur le lit. Côte à côte. Mains posées sur les genoux. Dos droit.

 

Q et D : Nous sommes seuls dans la chambre et nous attendons que le temps passe.

 

 

 

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